© 2023 by  EVENT PRODUCTIONS. Proudly created with Wix.com

  • w-facebook
  • White Google+ Icon

Les Soeurs Chocolat

Conte-musical

En cours de création

L’histoire se passe de nos jours. C’est l’hiver .
Dans un petit village de Savoie, passe une rue principale qui dessert le cimetière, l ’église et la place centrale avec le bistrot. Le long de cette rue, des maisons grelottent serrées les unes contre les autres. Au bout de cette rue, qui se

termine en chemin de terre, se dresse une maison. Cette maison nous raconte une histoire :
Aujourd’hui , les trois soeurs reviennent dans le village de leur père. C’est ici qu’elles ont grandi après leur départ d’Ethiopie. Ces soeurs sont des métisses francoéthiopiennes. Le hasard de la génétique a fait que l’aînée a la peau sombre d’un chocolat corsé, la seconde beaucoup moins et la dernière enfin, est aussi claire qu’un rayon de lune. Voilà pourquoi dans le village on les appelait « Les Soeurs Chocolat ».
La maison nous raconte une journée particulière. Les filles ont perdu leur mère, morte quelques jours plus tôt en Ethiopie. La Maman a souhaité se faire enterrer avec son mari , près de ses filles, dans le cimetière de ce village savoyard qu’elle a pour tant fuit des années plus tôt . L’arrivée de cette famille française métisse en terre savoyarde fut un bouleversement .
Elle mettait à mal tous les schémas de la famille blanche, judéo-chrétienne, de racine grecque et latine à laquelle les imaginaires se réfèrent . On comprend rapidement dans la pièce, que le fait de ne pas correspondre à la norme finit par briser cette famille.
Chocolat Blanc et Chocolat Noir sont arrivées en avance, elles nettoient la maison de fond en combles. Elles attendent du monde cet après-midi . Elles ont invité les habitants du village et la famille, à passer faire une prière, déposer une fleur ou juste boire un verre en la mémoire d’Abeba* leur maman, avant les funérailles qui auront lieu le lendemain. Chocolat au Lait arrive très en retard, les deux autres soeurs ont déjà tout préparé. La voiture du crématorium dépose l’urne. Les soeurs attendent les invités qui ne viennent pas. Finalement Chocolat au Lait avoue avoir frappé à toutes les portes du village, interdisant à quiconque de se présenter aux funérailles. Les soeurs se disputent , c’est le chaos à l ’intérieur des quatre murs de la maison. Cette dernière recrache les souvenirs d’enfance qui s’entrelacent avec des appari ions de la mère chantant ou racontant un conte. Celui de la vieille dame et des deux jarres en particulier . Dehors c’est aussi le chaos, une tempête de neige terrible s’est abattue sur le village, recouvrant tout sur son passage et coupant l’électricité. Insomnie, flashback, disputes. Les trois soeurs  finissent la nuit serrée les unes contre les autres devant le feu de cheminée.
Au petit matin, la tempête s’est calmée. Un épais manteau blanc recouvre tout à perte de vue, seule la rue principale a été déblayée. Les villageois ont dégagé la voie pour les soeurs afin qu’elles puissent déposer leur maman au cimetière. A leur balcon, ils ont accroché des draps fleuris, des chemises et des tabliers à fleurs. Les filles avancent seules sur cette rue jusqu’au cimetière sous le regard des villageois. Le silence de l’hiver , le silence des Hommes qui n’arrivent pas à se parler . Puis un chant « Tizita ».

* Adeba veut dire "fleur" en Amharique

équipe et distribution


Texte et mise en scène : Malou Vigier
Chorégraphie et collaboration à la mise en scène : Nelly Célérine
Création musicale : Paul Bouclier et Laurent Marion
Costume : Mariannick Poulhes
Scénographie design video: Sébastien Sidaner (à confirmer)
Création lumière: Julien Barrillet

Distribution : Sonia Amori (chocolat blanc) Blen Guetachow (chocolat noir) Malou Vigier (chocolat au lait)